OS

Objectum Sexuality // Samuel Beck, Marie Godefroy et Amélie Poirier

Création 2017

Arts de la marionnettes ** Ados/Adultes

 

Au cours de notre première année à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, alors entourés de nombreux objets et traversés de nombreux désirs, nous découvrons par hasard le site www.objectum-sexuality.org.

Persuadés que ce sujet embrasse des questions qui nous paraissent essentielles en tant que marionnettistes, mais aussi en tant qu’êtres vivants et désirants, nous décidons de monter un spectacle sur l’Objectum Sexualité deux ans après notre sortie de l’école.

Notre objet d’étude principal étant la question de l’amour et du désir.

Qu’est qui provoque le désir ? Quels en sont les mécanismes ? Comment se formule t-il intimement et socialement ? Quelles en sont les manifestations médiatiques et culturelles ?

Comment sortir de la binarité hétéro normative du couple féminin/masculin ?

Étudier ces questions a travers le prisme de l’Objectum Sexualité est passionnant. L’objectum, parce qu’elle semble étrange, voire dérangeante, questionne notre rapport d’humain à l’amour et au désir d’une façon tout à fait nouvelle et différente.

Cette étrangeté, nous voulons la confronter au contexte actuel : un monde matérialiste en proie à la dématérialisation de plus en plus efficiente. Un monde de la « manif pour tous » où la perte de repère semble le prétexte à l’intolérance et à la stigmatisation.

A un méta degrés, c’est aussi notre propre rapport à l’objet-marionnette que nous étudions en tant qu’acteurs/actrices-marionnettistes. Quelles sont les frontières entre animé et inanimé ? Le désir agit-il en fonction de ces critères ou en est-il complètement indépendant ? Les objectum sexuels amènent une nouvelle vision de l’inanimé que nous avons envie d’explorer...

Pour cette exploration, nous avons invité dans un premier temps le dramaturge Alain Cofino Gomez afin qu’il nous accompagne dans cette étude. Notre recherche artistique a ensuite pris des directions différentes. L’envie de partir de la source même qu’est la personne d’Erika et de raconter son existence à travers sa présence physique -incarnée par l’une des marionnettistes- et celle marionnettique -à l’aide d’une petite marionnette et d’objets maquettes-. Le désir aussi de créer un lien avec ce qui nous préoccupe en temps qu’être vivant à l’heure où les objets connectés sont de plus en plus présents et où le transhumanisme n’est plus très loin... La seconde partie glisse dans une sorte de récit d’anticipation, nous questionnant toutes et tous sur notre propre rapport aux objets technologiques en utilisant des artefacts de technlogiques existants déjà (notamment au Japon), comme par exemple le Kissenger : outil numérique permettant d’embrasser quelqu’un à distance à travers une connexion internet et un port USB.

Samuel Beck, Marie Godefroy et Amélie Poirier.

 

Mise en scène, dramaturgie et jeu / Samuel Beck, Marie Godefroy et Amélie Poirier

 

Création lumière / Gilles Gauvin

 

Régie et construction des objets/

Audrey Robin assistée d'Eve Bigontina

 

Co-productions / Le Bouffou Théâtre à la Coque (56) dans le cadre d'un compagnonnage et l'Espace Périphérique -la Villette- (75).

 

Avec le soutien de / du Théatre le Garage, Cie de l'Oiseau-Mouche à Roubaix.

 

Production / Les Nouveaux Ballets du Nord-Pas de Calais.

DATES/

> Mars 2017 / Création au Théâtre le Garage à Roubaix x3.

 

> Mai 2017 / Diffusion au Bouffou Théâtre à Hennebont (56) x2.

 

 

 

A suivre.

 

 

Pour en savoir plus /