Le Madisoning Installation vidéo

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// LE MADISONING

(FILM & INSTALLATION) //

Film de danse -8' (2020) ; Installation vidéo- 8' environ en boucle (2020)

Co-autrices : Amélie Poirier & Justine Pluvinage

Printemps 2020 au centre d'art contemporain l'Espace Croisé, Roubaix (sous-réserve). 



Le Madisoning est un projet à double entrée pouvant s’observer à la fois comme un film de vidéo-danse ou comme une installation, selon les modalités de diffusion. Il est le fruit de la collaboration entre Justine Pluvinage, réalisatrice et Amélie Poirier, metteuse en scène et chorégraphe. 

Si le Madison est une danse en ligne créée dans les années 1960 aux Etats-Unis par un ancien mineur, le Madisoning -lui- a d'abord été un spectacle avant de devenir un projet de vidéo-danse pour 4 comédien.n.e.s de la Cie de l’Oiseau-Mouche. La metteuse en scène et chorégraphe Amélie Poirier y revisite avec fierté son héritage chorégraphique premier : celui des danses de fêtes de famille. 

En les additionnant, en les altérant, en y amenant une forme «d’inquiétante étrangeté » etc., on joue ici à troubler les frontières entre ces danses dites populaires et le champ du contemporain. 

Ce « geste fondateur » pour beaucoup d’entre nous est ici poussé à l’extrême par la répétition d’un même motif sonore et rythmique dans le bas du corps (le son des chaussures qui frappent avec la rythmique du Madison). Tandis que le haut du corps s’affaire à prendre en charge d’autres motifs complexes en terme de coordination provenant d’autres danses de fêtes de famille (macarena, danse des canards etc.). Cette répétition rythmique devenant dès lors performative, un jeu de montage s’opère à l'écran, nous plongeant à chaque nouvelle répétition rythmique dans un espace soudainement différent offrant des surfaces sonores variables. Cette prépondérance du sonore est amplifiée par une spatialisation sonore donnant la sensation que le son danse. De sorte qu’un paradoxe s’opère à l’image entre ces corps très verticaux, presque rigides et ce son en mouvement. 


1. Un film 

S’émancipant de la pièce d’origine, tout en reprenant une partie de sa structure rythmique et chorégraphique, les corps performeront dans différents espaces que le son révélera. 

Le son a ici une importance prépondérante. Cette danse se reconnaît notamment à travers celui-ci dans le sens où la rythmique reste la même durant l’ensemble de la vidéo. Ce rythme répétitif émane des mouvements propres au Madison que les danseurs exécutent du début à la fin faisant claquer leurs chaussures sur les différentes surfaces de sol offertes par les différents lieux où nous tournerons. Cet espace sonore devient dès lors l’élément central de cette vidéo. Le son se verra modifié à travers les différents espaces où nous filmerons alors que la rythmique restera identique. Par exemple, quelle matérialité sonore offre une surface sableuse ou encore le bitume d’un parking de supermarché un dimanche ? 

A contrario d’une vision frontale propre à l’espace théâtrale et à la notion de 4ème mur, nous souhaitons avec ce film, démultiplier les points de vues pour atteindre une narration de l’ordre de la défragmentation de l’espace. Pour cela, nous filmerons à la fois en drone, en caméra embarquée ou sur pied à des focales très différentes les unes des autres. Non dans un soucis de linéarité, nous allons nous appuyer sur la physicalité du son qui rebondit sur les surfaces, les architectures, pour guider l’image. 

Cette vidéo-danse sera tournée dans 8 lieux différents. Ces changements de lieux interviendront en lien avec la rythmique chorégraphique, de manière cut, nous permettant de nous projeter soudainement dans un nouveau lieu. 

Dès lors, le montage devient une pratique chorégraphique qui affirme le rythme de l’écriture de la danse. 


2. Une installation 

La spatialisation et la répétition lancinante d’un même motif rythmique permet au spectateur de s’approprier cette danse. En effet, de manière chorégraphique, l’on a pu observer que grâce à nos neurones miroirs, l’écoute de ce rythme et les mouvements mis en parallèles avec celui-ci, nous mettent également en mouvement en tant que spectateur/spectatrice. Notre posture en tant que public devient dès lors active. Cette répétition d’un même motif rythmique nous plonge dans un état méditatif, proche d’une musique de transe qui renvoie à l’idée de communion propre à ces danses collectives. Au-delà, en utilisant un matériel populaire connu de tous et de toutes, l’installation deviendra une expérience visuelle et sonore collective comme une invitation à la mise en mouvement. 

Contrairement au film, l’installation nous permettra de pousser à l’extrême cette relation à l’espace en éclatant les écrans au sein de celui-ci. Il nous intéresse donc de créer une immersion et de mettre le spectateur dans une marche d’un écran à l’autre. 

Cette immersion se présente sous la forme d’un parcours sonore. Nous disposerons à cet égard, des enceintes se déclenchant au moment de leurs présences, à différents endroits de l’espace. 

D’autre part, cette immersion sera de l’ordre d’un jeu d’échelle. Cela permettant à chacun.e de se projeter dans ces danses populaires. Comme si les spectateurs/spectatrices se retrouvaient eux/elles-mêmes invité.e.s dans ce Madison. 


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Pour en savoir plus /

Co-autrices/

Amélie Poirier & Justine Pluvinage


Montage images/ Justine Pluvinage


Images et montage / Justine Pluvinage


Avec / 

Marie-Claire Alpérine, Frédéric Foulon, Caroline Leman et Florian Spiry de la Compagnie de l'Oiseau-Mouche. 


Equipe technique / en cours


Production / Les Nouveaux Ballets. 


Soutiens / en cours



   

L'installation sera présentée au printemps 2020 au centre d'art contemporain l'Espace Croisé à Roubaix -sous réserve-


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